Septaine à Notre-Dame des Douleurs : du 8 au 14 septembre

Partager

8 septembre : Une épée te transpercera l’âme

Lorsqu’ils présentèrent Jésus dans le Temple, son père et sa mère étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère : Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. Luc 2, 33-35

Première douleur :La prophétie de Siméon.

A mesure que Jésus croissait en âge… A mesure qu’approchait le temps marqué pour la Passion de son fils, elle sentait en son cœur de Mère, plus cruellement déchiré par le glaive prédit par Siméon dans le temple. Si donc Jésus, notre Roi, et sa très sainte Mère, n’ont pas refusé, par amour pour nous, d’endurer durant toute leur vie, une peine si amère, avons-nous le droit de nous lamenter, quand nous avons quelque chose à souffrir ?

Reine des Martyrs, Marie, Mère des Douleurs ! Au nom de la douleur si vive que tu as éprouvée lorsque le saint vieillard Siméon te prédit la Passion et la mort de ton divin Fils Jésus, Douleur à laquelle ton cœur fut constamment en proie jusqu’au trépas de ce même Fils divin ; je te prie de m’obtenir à moi aussi le souvenir continuel de la Mort et de la Passion de Jésus, avec une vraie et incessante douleur de mes péchés, qui en furent la cause, tant qu’il me restera un souffle de vie. Amen.

9 septembre : Souffrance de l’injustice et de l’exil

Après la visite des mages à Bethléem, l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: “Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Egypte; et restes-y jusqu’à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.” Joseph se leva dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Egypte où il resta jusqu’à la mort d’Hérode. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : “D’Egypte, j’ai appelé mon Fils.” Matthieu 2, 13-15

Deuxième douleur : La fuite en Egypte

Comme c’était l’hiver, il fallut supporter laneige, la pluie, le vent, par des chemins raides et boueux. Marie, alors âgée de quinze ans, était une vierge délicate, nullement habituée à de pareilles fatigues. La sainte famille n’avait personne pour la servir. Apprenons à embrasser courageusement les croix, car on ne peut vivre en ce monde sans souffrir.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur amère que tu as ressentie, en apprenant qu’Hérode cherchait à faire mourir Jésus Enfant, ce qui te contraignit à fuir au milieu de la nuit, pour te rendre en Egypte, à travers mille incommodités et rejets, avec ton époux saint Joseph et l’Enfant Jésus ; je te prie de m’obtenir la grâce de supporter toutes les peines et incommodités quelconques, même les plus graves, pour conserver Jésus dans mon cœur, et ne le faire jamais offenser par les autres. Amen !

10 septembre : Toute plénitude habite en Lui

Comme ils s’en retournaient à la fin de la semaine des fêtes de Pâque, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en le cherchant. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple. A sa vue, ils furent saisis d’émotion, et sa mère lui dit: “Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi.” Il leur dit : “Comment se fait-il que vous me cherchiez ? Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père ?” Mais ils ne comprirent pas ce qu’il disait. Sa mère gardait tout cela dans son cœur. Luc 2,41-52

Troisième douleur : La perte de Jésus dans le temple

Il en est qui assurent que cette douleur fut la plus grande… Dans les autres douleurs, Marie avait Jésus avec elle, tandis qu’ici, elle souffre loin de Jésus, sans même savoir où il est. Ah ! Qu’ils furent longs pour Marie ces trois jours ! Ils lui parurent trois siècles. Jours de douleur pure, jours sans consolation possible.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur si sensible que tu as endurée lorsque ton divin Fils Jésus demeura seul à Jérusalem et que tu le cherchais avec anxiété durant trois jours, jusqu’à ce qu’enfin tu le retrouvais dans le Temple, recevant en même temps l’assurance qu’il ne se séparerait plus de toi ; je te prie de m’obtenir la grâce de ne jamais perdre Jésus par le maudit péché, et de lui demeurer toujours uni par l’amour jusqu’au dernier soupir de ma vie. Amen.

11 septembre : Condamné, exclu pour le Salut du monde

Pendant qu’ils emmenaient Jésus au calvaire, ils prirent un certains Simon de Cyrène qui revenait des champs et ils le chargèrent de la Croix pour qu’il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que les femmes qui se frappaient la poitrine en se lamentant sur Jésus. Il se retourna et leur dit : “Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous et sur vos enfants.” Lc 23, 26-31

Quatrième douleur : La rencontre de Jésus allant à la mort

Elle était sa mère et sa servante ; il était son Fils et son Dieu. Ce mélange de qualités si diverses produisait dans le cœur de Marie un incendie d’amour composé de mille incendies. Mais au temps de la Passion, cet incendie d’amour se changea en un océan de douleur.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur cruelle que tu as soufferte en apprenant que ton Fils Jésus était livré à ses ennemis et condamné à mort et par cette autre Douleur non moins amère qui te saisit lorsque tu l’as rencontré sur le chemin du Calvaire, tout haletant sous le lourd fardeau de la Croix ; je te prie de m’obtenir que je porte la croix de mon état avec ce même esprit qui animait alors Jésus-Christ, et en union avec Lui, me conformant parfaitement à sa divine Volonté en toute chose jusqu’à mon dernier soupir. Amen.

12 septembre : Douleur physique d’une mère qui voit souffrir son Fils

Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’Il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Jean 19, 25-27

Cinquième douleur : La mort de Jésus

Les mères craignent d’être présentes à l’agonie de leurs enfants, et si l’une d’elles est contrainte de demeurer près de son fils qui se meurt, elle s’efforce de lui donner tous les soulagements possibles. Elle arrange son lit pour lui donner une position plus commode, elle lui présente des rafraîchissements : ainsi la pauvre mère console-t-elle sa douleur. Mais toi, ô Marie, ô Mère la plus affligée de toutes les mères, tu dois être présente à l’agonie de ton Fils, et il ne t’est pas permis de lui donner le moindre soulagement.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur excessive qui pénétra ton cœur lorsque tu as vu ton divin Fils Jésus cloué à la Croix, puis y demeurant suspendu trois heures entières, abîmé dans d’immenses souffrances, jusqu’à ce qu’enfin il expire et remette son âme entre les mains de son Père ; obtiens-moi, je t’en prie, que par les mérites de la mort et de la Passion de ton Fils Jésus, je fasse une sainte mort, assisté de Jésus et de toi, ô Marie, et que mon âme exhale son dernier soupir entre tes mains. Amen.

13 septembre : En Toi Seigneur, j’ai mon abri

Sur le rapport du centurion, Pilate permit à Joseph d’Arimathie de prendre le corps. Joseph acheta donc un linceul, enveloppa Jésus et le déposa dans un sépulcre creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau. Or, Marie-Madeleine et Marie, mère de José, regardaient l’endroit où on l’avait mis. Marc 15, 45-47

Sixième douleur : Jésus percé d’une lance et descendu de la croix

La lance, dit saint Bernard, en entrant dans le cœur de Jésus, traversa l’âme de Marie, car cette âme bénie ne pouvait se détacher du Cœur de Jésus. Auparavant, Marie avait son Fils pour compatir à ses souffrances, maintenant elle ne l’a plus. Les disciples détachèrent d’abord les mains, puis les pieds. Ensuite, l’un soutenant le corps d’en haut, l’autre d’en bas, tous deux le descendent de la croix. La Mère de douleurs se dresse sur la pointe des pieds et étend les bras pour recevoir son Fils bien-aimé. Elle l’embrasse et s’assied au pied de la croix. Elle considère la bouche entrouverte de Jésus et ses yeux éteints ; elle parcourt du regard, l’un après l’autre, ses membres déchirés et ses os mis à découverts. Elle ôte la couronne et voit les blessures faites par les épines dans sa tête sacrée.4

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur très vive que tu as éprouvée en voyant frapper d’un coup de lance le cœur de Jésus déjà mort, blessure qui fut ressentie par ton âme tout entière, laquelle ne pouvait se séparer du cœur de Jésus ; je te supplie de m’obtenir de ton Fils qu’il blesse lui-même mon cœur d’un trait de son amour, et de telle sorte que je ne puisse plus me séparer de Lui, ni de toi, dans le temps et dans l’éternité. Amen.

14 septembre : Annonce évangélique du salut

Ils prirent le corps de Jésus et ils l’enveloppèrent d’un linceul en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et dans ce jardin un tombeau dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le Sabbat des Juifs allait commencer et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. Jean 19, 40-42

Septième douleur : La sépulture de Jésus

Au retour du sépulcre, passant devant la croix encore teinte du sang de son Jésus, Marie s’arrêta et fut ainsi la première à l’adorer. « O croix sainte, dit-elle, je te baise et je t’adore. Tu n’es plus maintenant un bois infâme, tu es un trône d’amour et l’autel de la miséricorde, consacré par le sang de l’Agneau divin qui a été immolé sur toi pour le salut du monde. » Demande-lui que du moins elle te permette de pleurer avec elle : Fais que je pleure avec toi ! Elle pleure par amour ; toi, pleure par la douleur de tes péchés.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Par cette extrême douleur que tu as soufferte en voyant le corps de ton divin Fils Jésus, détaché de la Croix, reposé dans le tombeau, où tu avais aussi renfermé ton cœur si aimant ; je te prie de m’obtenir que j’ensevelisse dans le tombeau de Jésus le vieil homme avec toutes ses passions et que je me revête de l’homme nouveau, formé à l’image de Jésus lui-même, afin que je puisse mériter ta protection durant ma vie, ton assistance à la mort, et que je participe à ta gloire dans le ciel. Amen.

Prie pour nous, Sainte Mère de Dieu, afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Ô Marie, Mère des Douleurs, conçue sans péché originel. Prie pour nous qui avons recours à toi (3)

Seigneur Jésus, fais que la bienheureuse Vierge Marie, ta mère, dont l’âme très sainte a été percée d’un glaive de douleur pendant ta Passion, nous assiste maintenant et à l’heure de notre mort, en implorant ton infinie miséricorde, ô Sauveur du monde, toi qui règnes avec le Père et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

Pastorale Mariale de Port-au-Prince

Leave a Reply

A lire aussi

Formation des catéchètes

Chaleur et ambiance estivales, rencontres et aventures amicales, voyage et découverte ; ce sont là des traces qui demeurent dans la vie de l’église locale qui

Avent… une attente dans l’espérance

 […] L’Avent… une attente qui est dans le même temps espérance. L’Avent nous pousse à comprendre le sens du temps et de l’histoire comme “kairós”, comme

Bonne fête de la Chandeleur

Quarante jours après Noël, Marie et Joseph viennent à Jérusalem pour accomplir ce que prescrit la loi pour la purification (Lc 2, 22-40). Cet acte