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	<title>Actualités &#8211; Archidiocèse de Port-au-Prince</title>
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	<title>Actualités &#8211; Archidiocèse de Port-au-Prince</title>
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		<title>Kenscoff : une nouvelle tragédie qui révèle les fractures d’un État sous pression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 17:24:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>47 morts, 22 blessés : au-delà de l’horreur du 23 au 24 août, l’attaque de Kenscoff met en lumière l’enchevêtrement de la violence armée, de la fragilité institutionnelle et de l’effondrement du bien commun en Haïti. @Service de communication de l’Archidiocèse de Port-au-Prince SCAP – Analyse La nuit du 23 au 24 août 2026 restera [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size"><em>47 morts, 22 blessés : au-delà de l’horreur du 23 au 24 août, l’attaque de Kenscoff met en lumière l’enchevêtrement de la violence armée, de la fragilité institutionnelle et de l’effondrement du bien commun en Haïti.</em></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>@Service de communication de l’Archidiocèse de Port-au-Prince</strong></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>SCAP – Analyse</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">La nuit du 23 au 24 août 2026 restera comme l’une des plus meurtrières de l’histoire récente de Kenscoff. Selon les Nations Unies, <strong>au moins 47 personnes ont été tuées et 22 blessées</strong> lors de l’attaque menée par des groupes armés dans cette commune située dans les hauteurs de Port-au-Prince. Le bilan reste susceptible d’évoluer. Des habitants ont également été contraints de fuir, tandis que plusieurs maisons et infrastructures ont été incendiées.</p>



<p class="has-medium-font-size">L’attaque a notamment frappé une église qui servait de refuge à des personnes déplacées. Ce détail donne au drame une portée particulière : <strong>des populations qui avaient déjà fui la violence ont été rattrapées par celle-ci dans leur lieu de refuge</strong>. Selon le maire de Kenscoff, Massillon Jean, plusieurs dizaines de personnes avaient trouvé abri dans cette église.</p>



<p class="has-medium-font-size">Mais Kenscoff ne constitue pas un épisode isolé. Le massacre intervient dans une commune qui subit depuis 2025 des attaques répétées et où la violence a déjà provoqué des centaines de morts, la destruction d’habitations et d’importants déplacements de population.</p>



<p class="has-medium-font-size">L’enjeu dépasse donc largement le bilan macabre de cette seule nuit. <strong>Kenscoff devient un révélateur de la crise haïtienne : crise de sécurité, crise de l’autorité publique, crise humanitaire, crise économique et, plus profondément, crise du lien social.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Un massacre dans une zone déjà sous tension</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">La géographie de Kenscoff n’est pas sans importance. Située dans les hauteurs dominant Port-au-Prince, la commune occupe une position stratégique sur plusieurs axes reliant la capitale à d’autres régions du pays. Cette configuration en fait un espace à la fois agricole, résidentiel et stratégique pour les mouvements de population et les circuits économiques.</p>



<p class="has-medium-font-size">Les attaques répétées ont progressivement transformé cette zone.</p>



<p class="has-medium-font-size">Un rapport du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti indique qu’entre janvier et mars 2026, <strong>au moins 29 personnes ont été tuées à Kenscoff et 88 résidences incendiées</strong>. Le même rapport fait état de violences indiscriminées contre des habitants soupçonnés de collaborer avec les forces de sécurité.</p>



<p class="has-medium-font-size">Ces chiffres permettent de replacer l’attaque du 23 au 24 août dans une séquence plus longue.</p>



<p class="has-medium-font-size">Au début de 2025 déjà, les violences avaient provoqué le déplacement de <strong>plus de 3 000 personnes dans la commune de Kenscoff</strong>, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Les Nations Unies avaient alors souligné que les attaques compromettaient également la production agricole locale et l’approvisionnement de plusieurs marchés de la capitale.</p>



<p class="has-medium-font-size">La violence produit ainsi un effet en chaîne : elle ne tue pas seulement des personnes, elle désorganise un territoire.</p>



<p class="has-medium-font-size">Lorsque les agriculteurs abandonnent leurs terres, que les commerçants ferment leurs activités, que les enfants cessent de fréquenter l’école et que les familles se déplacent à répétition, ce sont les mécanismes ordinaires de reproduction de la vie sociale qui sont atteints.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>47 morts à Kenscoff : un chiffre qui doit être replacé dans une crise beaucoup plus vaste</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">L’ampleur du drame apparaît davantage lorsqu’on le replace dans les données nationales.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies publié en avril 2026 fait état de <strong>9 063 homicides recensés en Haïti au cours de l’année 2025</strong>, soit un taux de <strong>76,13 homicides pour 100 000 habitants</strong>. Plus de 90 % des homicides recensés se sont concentrés dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le même rapport précise que 1 268 enlèvements ont été documentés en 2025, contre 2 058 en 2024, soit une diminution de 38,4 %. Cette baisse relative ne signifie cependant pas une amélioration générale de la situation sécuritaire : les homicides sont demeurés à un niveau extrêmement élevé.</p>



<p class="has-medium-font-size">Une autre donnée permet de mesurer le caractère systémique de la crise : au 6 janvier 2026, l’Organisation internationale pour les migrations recensait <strong>1 450 254 personnes déplacées internes</strong> en Haïti, soit une augmentation de 39 % par rapport à la fin de 2024. Environ 32 % des personnes déplacées avaient déjà été contraintes de se déplacer plusieurs fois.</p>



<p class="has-medium-font-size">La répétition des déplacements constitue un indicateur particulièrement préoccupant.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Une population qui fuit une première fois cherche un refuge. </strong>Une population qui fuit plusieurs fois perd progressivement son territoire, ses réseaux sociaux, ses moyens de subsistance et ses repères institutionnels.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le déplacement forcé devient alors non plus seulement une conséquence de la violence, mais un facteur supplémentaire de vulnérabilité.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>La violence ne détruit pas seulement des vies : elle désorganise la société</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">L’Organisation mondiale de la Santé <strong>(OMS)</strong> utilise, pour l’analyse de la violence, ce qu’elle appelle <strong>le</strong> <strong>modèle socio-écologique</strong>. Celui-ci considère que les comportements violents sont influencés par plusieurs niveaux qui interagissent : facteurs individuels, relations familiales, environnement communautaire et structures sociales plus larges. Parmi les facteurs communautaires et sociétaux figurent notamment le chômage, la pauvreté concentrée, l’instabilité résidentielle, ainsi que la faiblesse des politiques sociales, éducatives, économiques et sanitaires.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette grille de lecture est particulièrement pertinente pour Haïti.</p>



<p class="has-medium-font-size">Elle permet de comprendre pourquoi une politique de sécurité exclusivement centrée sur les opérations armées risque de produire des résultats limités si elle n’est pas accompagnée d’un travail sur les conditions sociales qui favorisent la reproduction de la violence.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cela ne diminue en rien la responsabilité pénale de ceux qui commettent les crimes. Mais réprimer les auteurs d’actes criminels et prévenir la reproduction sociale de la violence sont deux tâches différentes et complémentaires.</p>



<p class="has-medium-font-size">La première relève de la justice et de la sécurité, tandis que la seconde mobilise l’éducation, l’emploi, la santé, l’aménagement du territoire, la protection sociale, la gouvernance locale et la reconstruction du tissu communautaire.</p>



<p class="has-medium-font-size">C’est précisément cette articulation qui fait aujourd’hui défaut à une grande partie des réponses apportées à la crise haïtienne.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Le paradoxe de Kenscoff : une population déplacée attaquée dans son refuge</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Le fait que l’attaque ait visé un lieu accueillant des personnes déplacées constitue probablement l’un des éléments les plus révélateurs du drame.</p>



<p class="has-medium-font-size">Les personnes déplacées sont déjà parmi les populations les plus vulnérables : elles ont perdu leur logement, leurs biens, leurs revenus ou leur environnement communautaire. Certaines arrivent dans leur lieu d’accueil après plusieurs déplacements successifs. Or, lorsque le refuge lui-même devient une cible, le principe élémentaire de protection humanitaire se trouve profondément compromis.</p>



<p class="has-medium-font-size">La question n’est donc plus seulement : où les habitants peuvent-ils fuir ? Elle devient : où peuvent-ils encore être en sécurité ? Cette question renvoie directement à la capacité de l’État à garantir un espace public protégé.</p>



<p class="has-medium-font-size">Elle renvoie aussi à une donnée moins visible de la crise : la destruction progressive de la confiance.</p>



<p class="has-medium-font-size">Un citoyen qui ne croit plus que la police puisse le protéger, que la justice puisse sanctionner son agresseur ou que l’administration puisse lui garantir un service essentiel ne se contente pas de perdre confiance dans une institution particulière. Il risque de perdre confiance dans l’idée même de l’État.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Le véritable enjeu : la capacité de l’État à protéger</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">La science politique parle de «&nbsp;capacité étatique&nbsp;» pour désigner notamment la faculté d’un État à contrôler son territoire, appliquer la loi, fournir des services publics et faire respecter les décisions des institutions.</p>



<p class="has-medium-font-size">À cet égard, la crise haïtienne ne se résume pas à la présence de groupes armés. Elle pose la question&nbsp; fondamentale de savoir qui exerce effectivement l’autorité sur les territoires et selon quelles règles.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment souligné que les groupes armés haïtiens cherchent non seulement à contrôler des espaces géographiques, mais aussi à exercer une influence sur les mécanismes de gouvernance et les circuits économiques, notamment les axes de transport. Il a également insisté sur le fait qu’une réponse exclusivement sécuritaire ne suffira pas à produire une paix durable.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le phénomène est essentiel à comprendre. Un groupe armé qui contrôle une route ne contrôle pas seulement une route. Il peut influencer les déplacements, les prix, les approvisionnements, les activités économiques et, indirectement, les rapports de pouvoir.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Le contrôle territorial devient alors un contrôle social.</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">C’est pourquoi la restauration de l’autorité publique ne peut être réduite à l’installation de postes de police ou au déploiement de forces de sécurité. Elle suppose la reconstruction simultanée de l’administration, de la justice, de l’éducation, des services sociaux et des infrastructures. Autrement dit, il faut rétablir l’État, pas seulement repousser les groupes armés.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>La poursuite du bien commun&nbsp;: raison d’être de l’autorité politique</strong>&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">Dans son enseignement sociale, l’Église affirme que la poursuite du bien commun constitue la raison d’être de l’autorité politique et que l’État a la responsabilité particulière de garantir la cohésion et l’organisation de la société.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette conception permet de dépasser une vision purement institutionnelle du pouvoir.</p>



<p class="has-medium-font-size">L’État n’est pas légitime simplement parce qu’il possède des institutions, des bâtiments ou des agents. Sa légitimité politique se mesure aussi à sa capacité à rendre effectifs les droits fondamentaux et à créer les conditions d’une vie sociale digne.</p>



<p class="has-medium-font-size">La communauté politique a pour fondement et pour fin la personne humaine, la protection et la promotion de ses droits fondamentaux constituent donc une responsabilité centrale de l’ordre politique.Un État qui ne peut durablement protéger ses citoyens voit sa capacité institutionnelle et sa légitimité progressivement fragilisées.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>« La paix et la sécurité de tous » : un élément du bien commun</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Le Catéchisme de l’Église catholique associe explicitement au bien commun le respect et la promotion des droits fondamentaux ainsi que « la paix et la sécurité de tous ».</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette affirmation possède une portée politique considérable. La sécurité n’est pas, en effet, une faveur accordée par le pouvoir.<strong> Elle est une</strong> <strong>condition du bien commun</strong>.</p>



<p class="has-medium-font-size">Jean XXIII l’avait déjà formulé dans <em>Pacem in Terris</em>. Il y rappelait que les pouvoirs publics ont notamment pour mission de garantir la reconnaissance, le respect, la défense et la promotion des droits de la personne, ainsi qu’une protection juridique efficace et égale pour tous.</p>



<p class="has-medium-font-size">La population ne demande donc pas seulement que les responsables publics condamnent les massacres. Elle attend des institutions capables de <strong>prévenir, protéger, poursuivre et réparer</strong>. Faire une déclaration politique après une tragédie de cette ampleur ne peut apporter un apaisement que si elle ouvre la voie à une responsabilité assumée et à l’engagement concret de ceux qui assume la charge de la fonction&nbsp;publique. La responsabilité commence après la déclaration.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>La crise de l’autorité est aussi une crise de confiance</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">La crise de la confiance, c’est probablement l’un des aspects les plus profonds de la situation.</p>



<p class="has-medium-font-size">Lorsque les institutions échouent de manière répétée à assurer la sécurité, une partie de la population développe des stratégies de substitution : groupes d’autodéfense, justice populaire, recours à des réseaux privés de protection, déplacements, fermeture des activités économiques, départ du territoire.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le rapport des Nations Unies sur l’année 2025 relève que 423 personnes ont été tuées dans des attaques de groupes de type Bwa Kale. Ces chiffres montrent que la violence ne vient pas uniquement des groupes criminels organisés, elle peut également se diffuser dans la population lorsque la confiance dans les mécanismes institutionnels de justice s&#8217;effondre.</p>



<p class="has-medium-font-size">C’est le moment où la société entre dans une spirale particulièrement dangereuse : la violence affaiblit l’État et l’affaiblissement de l’État encourage les acteurs privés à se substituer à lui, cette substitution affaiblit davantage le monopole légitime de la violence, et la multiplication des violences privées accélère encore la désagrégation institutionnelle. Le problème n’est donc pas seulement sécuritaire. Il est institutionnel.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Pourquoi une réponse exclusivement sécuritaire ne suffira pas&nbsp;?</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">L’erreur serait de croire qu’une victoire opérationnelle contre les groupes armés suffirait automatiquement à restaurer la paix. Elle ne le fera pas. Si les territoires reconquis ne voient pas revenir les écoles, les tribunaux, les centres de santé, les services administratifs, les infrastructures et les possibilités économiques, le vide risque de se reconstituer.</p>



<p class="has-medium-font-size">La Banque mondiale a depuis plusieurs années insisté sur le caractère multidimensionnel de la fragilité haïtienne : faiblesse institutionnelle, pauvreté, instabilité politique, déficit de gouvernance et violence se renforcent mutuellement. Les réponses doivent donc également être multidimensionnelles.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le problème est celui d’un <strong>cycle de fragilité</strong> : l’insécurité provoque des déplacements de populations, la perte de revenus&nbsp;; à cause de cela, on enregistre beaucoup&nbsp; de cas de déscolarisation, on observe un affaiblissement du&nbsp; tissu social, une perte de confiance dans les instances étatiques&nbsp;; l’économie informelle se développe de plus en plus avec une accentuation particulière d’une économie prédatrice liée au renforcement des groupes armés.</p>



<p class="has-medium-font-size">Rompre ce cycle exige une stratégie nationale qui dépasse le seul calendrier des opérations sécuritaires.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>La jeunesse, variable décisive de la sortie de crise</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">La prise en compte du rôle et de la vulnérabilité des jeunes dans la crise sécuritaire du pays est une question d’autant plus urgente que la crise menace de produire une génération socialisée dans la violence.</p>



<p class="has-medium-font-size">Lorsque des enfants grandissent dans des quartiers où les déplacements sont fréquents, où l’école est interrompue et où la violence devient une expérience quotidienne, le coût de la crise dépasse alors déjà largement la période actuelle.</p>



<p class="has-medium-font-size">L’Organisation mondiale de la Santé souligne que l’exposition à la violence peut avoir des effets durables sur la santé physique et mentale et sur les trajectoires sociales. La réponse à la crise doit donc considérer l’éducation et la protection de l’enfance comme des <strong>instruments de sécurité à long terme</strong>.</p>



<p class="has-medium-font-size">Une école ouverte n’est pas seulement une institution éducative. C’est aussi un espace de socialisation. De même qu’un centre de formation professionnelle n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, mais aussi un instrument de prévention de la marginalisation.</p>



<p class="has-medium-font-size">Une politique de santé mentale participe donc également à la reconstruction de la capacité d’une société à vivre avec ses traumatismes sans les transmettre indéfiniment.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Justice, vérité et reconstruction : une autre dimension de la paix</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">La sortie de crise comportera enfin une dimension judiciaire.</p>



<p class="has-medium-font-size">Les massacres de Kenscoff, comme les autres violences documentées en Haïti, ne peuvent être durablement absorbés par l’oubli. La justice doit identifier les auteurs matériels, mais également rechercher les commanditaires, les réseaux de financement et les complicités éventuelles.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le rapport du Groupe d’experts des Nations Unies sur Haïti attire précisément l’attention sur la multiplicité des acteurs impliqués dans les violations des droits humains, mentionnant notamment les groupes armés mais aussi des responsables publics, d’anciens responsables politiques et des acteurs économiques susceptibles de contribuer au financement ou à l’affaiblissement des institutions chargées de lutter contre ces groupes.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette donnée oblige à sortir d’une lecture simpliste de la crise. Car&nbsp;, le problème n’est pas seulement celui de « groupes armés », pris de manière isolée. <strong>Il existe un écosystème de violence</strong>, dans lequel peuvent intervenir des intérêts économiques, des réseaux politiques, des mécanismes de corruption, des trafics, des complicités institutionnelles et des facteurs sociaux.</p>



<p class="has-medium-font-size">Dès lors, la lutte contre la violence doit également être une lutte contre les conditions qui la financent et la rendent rentable.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Le rôle de l’Église : analyser sans se substituer à l’État</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Dans ce contexte, la parole de l’Église trouve sa pertinence non pas dans la compétition politique, mais dans sa capacité à rappeler les principes qui doivent orienter la reconstruction sociale.</p>



<p class="has-medium-font-size">La Doctrine sociale de l’Église ne propose pas un programme partisan. Elle rappelle quatre exigences particulièrement pertinentes dans le contexte haïtien : </p>



<ul><li>la dignité de la personne ;</li><li>le bien commun ;</li><li>la solidarité ; </li><li>la subsidiarité. </li></ul>



<p class="has-medium-font-size">Le <em>Compendium de la Doctrine sociale de l’Église</em> les présente comme des principes fondamentaux permettant d’évaluer et d’orienter l’organisation de la vie sociale.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette grille implique plusieurs conséquences :</p>



<ul><li><strong>La dignité</strong> interdit de traiter les victimes comme de simples chiffres.</li><li><strong>Le bien commun</strong> oblige les pouvoirs publics à dépasser les intérêts particuliers.</li><li><strong>La solidarité</strong> rappelle que les populations déplacées et les communautés victimes ne peuvent être abandonnées à elles-mêmes.</li><li><strong>La subsidiarité</strong> exige enfin que les institutions nationales travaillent avec les collectivités locales, les familles, les associations, les organisations religieuses et les autres corps intermédiaires plutôt que de prétendre tout résoudre depuis le centre.</li></ul>



<p class="has-medium-font-size">L’Église peut ainsi contribuer à la reconstruction du lien social sans se substituer aux institutions publiques.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Kenscoff pose finalement une question politique simple</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Le massacre du 23 au 24 août ne pose une question plus large et plus profonde que celle de savoir comment répondre à l’attaque des groupes armés : <strong>quel État Haïti veut-elle reconstruire ?</strong> Un État qui se limite à réagir après chaque massacre ? Ou un État capable d’anticiper, de protéger, de rendre justice et de reconstruire ? Un État dont l’autorité se mesure au nombre de ses déclarations ? Ou un État dont l’autorité se mesure à la sécurité réelle dont bénéficient ses citoyens ?</p>



<p class="has-medium-font-size">La réponse à cette question déterminera également la crédibilité de tout processus politique. À quelques mois des échéances électorales annoncées pour décembre 2026, la question sécuritaire devient indissociable de la capacité à garantir aux citoyens un environnement dans lequel exercer effectivement leurs droits politiques. Des observateurs internationaux soulignent déjà que l’ampleur de la violence constitue un défi majeur pour la tenue d’élections crédibles.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Ne pas réduire Kenscoff à un chiffre</strong></p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>47 morts. 22 blessés. Des déplacés. Des maisons détruites.</strong> Ces chiffres sont indispensables pour comprendre l’ampleur du drame. Mais ils ne disent pas tout. Ils ne disent pas le nom des victimes. Ils ne racontent pas le drame des familles séparées à jamais de certains des leurs. Ils ne mesurent pas la peur des uns et des autres. Ils ne comptabilisent pas les années de travail perdues lorsqu’une famille abandonne sa maison ou sa terre. Ils ne mesurent pas la confiance perdue envers les institutions.</p>



<p class="has-medium-font-size">C’est précisément pour cette raison que les chiffres doivent être accompagnés d’une réflexion sur les structures&nbsp;: celles qui produisent la violence comme celles devenues incapables de la prévenir ou de l’éradiquer.</p>



<p class="has-medium-font-size">Kenscoff ne doit pas être considéré uniquement comme le lieu d’une série de massacres. La commune est devenue le miroir d’une crise nationale dans laquelle la violence, le déplacement, la fragilité institutionnelle, la pauvreté et l’effondrement de la confiance publique se renforcent mutuellement. La réponse devra donc être à la hauteur de cette complexité : sécuritaire, judiciaire, institutionnelle, économique, éducative, sanitaire et sociale.</p>



<p class="has-medium-font-size">La Doctrine sociale de l’Église apporte à cette réflexion un critère décisif : une société n’est véritablement organisée autour du bien commun que lorsque ses institutions permettent concrètement aux personnes de vivre dans la dignité, la sécurité et la liberté. À Kenscoff, cette exigence est devenue une urgence.</p>
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		<title>Trente ans d&#8217;espérance, trente ans de service : l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti entre mémoire et avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 21:55:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l&#8217;occasion du trentième anniversaire de l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti (UNDH), la célébration eucharistique présidée par Son Excellence Mgr Max Leroys Mésidor a constitué un moment de haute portée pour notre communauté universitaire. Dans une homélie qui dépasse largement le cadre d&#8217;une célébration commémorative, l&#8217;Archevêque de Port-au-Prince et Président du Conseil d&#8217;administration de l&#8217;Université a livré [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size"><em>À l&#8217;occasion du trentième anniversaire de l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti (UNDH), la célébration eucharistique présidée par Son Excellence Mgr Max Leroys Mésidor a constitué un moment de haute portée pour notre communauté universitaire. Dans une homélie qui dépasse largement le cadre d&#8217;une célébration commémorative, l&#8217;Archevêque de Port-au-Prince et Président du Conseil d&#8217;administration de l&#8217;Université a livré une profonde méditation sur la mission de l&#8217;université catholique, lieu de formation intégrale de la personne humaine. En conjuguant mémoire, discernement et vision d&#8217;avenir, l’homélie de Mgr Mésidor s&#8217;impose comme un texte de référence pour penser l&#8217;avenir de l&#8217;enseignement supérieur catholique en Haïti, dans un contexte national marqué par de profondes mutations et de grands défis.</em></p>



<div class="wp-block-image is-style-rounded"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh-.jpg" alt="" class="wp-image-4702" width="580" height="386" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh-.jpg 2048w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh--768x512.jpg 768w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh--1536x1024.jpg 1536w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh--600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 580px) 100vw, 580px" /></figure></div>



<p class="has-medium-font-size">Le jubilé de perle de l’Université Notre-Dame d’Haïti commémore cette année non seulement ses 30 ans d’existence, mais il invite surtout cette institution universitaire de référence à relire son histoire à la lumière de sa vocation. Les trente ans de l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti constituent un événement où la mémoire devient l’occasion d’un profond discernement et un moment d’action de grâce qui ouvre sur une responsabilité renouvelée.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le 26 juin 2026, dans le cadre de la célébration anticipée de Notre-Dame du Perpétuel Secours, Patronne d&#8217;Haïti, la communauté universitaire notredamoise s&#8217;est réunie autour de son Grand Chancelier, Son Excellence Mgr Max Leroys Mésidor, Archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Président de la Conférence Épiscopale d&#8217;Haïti et Président du Conseil d&#8217;administration de l&#8217;UNDH.</p>



<p class="has-medium-font-size">La célébration revêtait une portée particulière. Trente années se sont écoulées depuis qu&#8217;un rêve, porté par les évêques catholiques d&#8217;Haïti, s&#8217;est transformé en une œuvre universitaire appelée à mettre l&#8217;excellence de l&#8217;enseignement supérieur au service de l&#8217;Église et de la société haïtienne, à travers l&#8217;ensemble des diocèses du pays. En effet, l’UNDH, concrétise l’idée d’être une université nationale enracinée dans la mission de l&#8217;Église, déployée à travers&nbsp;les dix diocèses du pays et vouée à la formation intellectuelle, humaine et spirituelle des générations appelées à construire l&#8217;avenir d&#8217;Haïti.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">Fonctionnant selon un modèle déconcentré, l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti constitue l&#8217;une des plus importantes institutions d&#8217;enseignement supérieur du pays, avec des facultés, écoles et laboratoires de recherche répondant aux besoins de formation des différentes régions.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Une intuition née d&#8217;une vision ecclésiale</strong></p>



<div class="wp-block-image is-style-rounded"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1000" height="667" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh-_-.jpg" alt="" class="wp-image-4703" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh-_-.jpg 1000w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh-_--768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure></div>



<p class="has-medium-font-size">L&#8217;histoire de l&#8217;UNDH ne peut être comprise indépendamment de l&#8217;histoire récente de l&#8217;Église catholique en Haïti.</p>



<p class="has-medium-font-size">À la suite de la visite historique de saint Jean-Paul II en mars 1983, les évêques d&#8217;Haïti discernèrent qu&#8217;une Église soucieuse de l&#8217;évangélisation ne pouvait se désintéresser de la formation supérieure. L&#8217;annonce de l&#8217;Évangile exigeait également la formation d&#8217;intelligences capables d&#8217;assumer les responsabilités citoyennes dans toutes les sphères de la vie nationale indispensables au développement du pays&nbsp;: l’ingénierie, le droit, l’économie et la finance, la médecine, l’éducation et autres. Ce discernement conduisit, en 1996, à la fondation de l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le premier campus ouvrit ses portes au Cap-Haïtien avec la Faculté des sciences administratives et l&#8217;École de formation des enseignants. Quelques semaines plus tard, Port-au-Prince accueillait la Faculté de médecine et des sciences de la santé ainsi que l&#8217;École des sciences infirmières. Le reste appartient désormais à l&#8217;histoire. Mais une histoire qui continue de s&#8217;écrire.</p>



<p class="has-medium-font-size">L&#8217;UNDH n&#8217;est pas née pour devenir une université parmi d&#8217;autres. Elle est née comme une réponse ecclésiale à une urgence nationale. Son projet fondateur ne consiste pas simplement à&nbsp;transmettre des savoirs. Il s&#8217;agit de former des femmes et des hommes capables d&#8217;unir compétence professionnelle, conscience morale et sens du bien commun. Cette intuition initiale demeure aujourd&#8217;hui d&#8217;une étonnante actualité.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Une homélie-programme pour l&#8217;avenir de l&#8217;Université</strong></p>



<div class="wp-block-image is-style-rounded"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1610" height="1026" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh__x.jpg" alt="" class="wp-image-4704" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh__x.jpg 1610w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh__x-768x489.jpg 768w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/06/undh__x-1536x979.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1610px) 100vw, 1610px" /></figure></div>



<p class="has-medium-font-size">Plus qu&#8217;une prédication de circonstance, l&#8217;homélie prononcée par Mgr Max Leroys Mésidor s&#8217;est imposée comme une véritable réflexion théologique et institutionnelle sur la vocation de l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti. En inscrivant la célébration du trentième anniversaire dans le cadre de la fête de Notre-Dame du Perpétuel Secours, le Président du Conseil d&#8217;administration de l&#8217;UNDH a d&#8217;abord invité l&#8217;assemblée à une profonde action de grâce : <em>«&nbsp;Ce que le Seigneur a fait pour nous est prodigieux et nos yeux en sont témoins&nbsp;»</em> (Ps 126, 3). Pour lui, ces trente années ne sont pas seulement le fruit d&#8217;une aventure humaine, elles témoignent avant tout de la fidélité de Dieu à une intuition pastorale portée par les évêques catholiques d&#8217;Haïti.</p>



<p class="has-medium-font-size">S&#8217;appuyant sur la figure de la Vierge Marie, Mgr Mésidor a proposé un véritable programme spirituel pour toute institution catholique. Le don total de soi, l&#8217;écoute de la Parole et la fidélité jusque dans l&#8217;épreuve constituent, selon lui, les trois attitudes qui doivent inspirer la communauté universitaire. À travers Marie, « Mère de l&#8217;Église et Mère de l&#8217;Université », il a rappelé que toute œuvre éducative trouve son sens dans le service de la vérité, de la personne humaine et de l&#8217;Évangile.</p>



<p class="has-medium-font-size">Relisant ensuite l&#8217;histoire de l&#8217;UNDH, Mgr Mésidor a rendu hommage à la vision des évêques fondateurs qui, dans le sillage de la visite de saint Jean-Paul II en Haïti, ont voulu doter l&#8217;Église d&#8217;un établissement d&#8217;enseignement supérieur capable de contribuer à la formation intégrale de la personne humaine et au développement du pays. Le parcours accompli depuis 1996 apparaît, à ses yeux, comme celui du « grain de sénevé » devenu un arbre dont les branches s&#8217;étendent aujourd&#8217;hui à travers les dix diocèses du pays. Mais cet anniversaire ne saurait être un simple regard sur le passé : il est un appel à préparer l&#8217;avenir avec audace.</p>



<p class="has-medium-font-size">L&#8217;Archevêque de Port-au-Prince a ainsi rappelé avec force qu&#8217;une université catholique ne peut se réduire à une « tour d&#8217;ivoire ». Elle est appelée à être un lieu de dialogue entre la foi et la raison, entre les disciplines, les cultures et les générations, un véritable laboratoire du bien commun. Dans un contexte national marqué par la violence et l&#8217;effondrement de nombreuses institutions, il a souligné que l&#8217;UNDH doit continuer à former non seulement des professionnels compétents, mais surtout des femmes et des hommes capables de discerner, de servir et de reconstruire la société. « Former des diplômés ne suffit pas. Il faut former des consciences », a-t-il affirmé avec conviction.</p>



<p class="has-medium-font-size">Sans éluder les difficultés que traverse Haïti, Mgr Mésidor a invité la communauté universitaire à un examen de conscience exigeant. Les crises extérieures, a-t-il rappelé, ne dispensent jamais une institution de rechercher la qualité, la discipline et l&#8217;excellence. Le prestige d&#8217;une université repose d&#8217;abord sur la rigueur de son enseignement, la crédibilité de sa recherche, la qualité de sa gouvernance et la valeur humaine de ses diplômés. À trente ans, l&#8217;UNDH est appelée à entrer pleinement dans l&#8217;âge de la maturité institutionnelle en faisant de l&#8217;excellence académique une véritable exigence morale.</p>



<p class="has-medium-font-size">Enfin, dans une conclusion empreinte d&#8217;espérance, le Président de la CEH a lancé un vibrant appel à poursuivre l&#8217;œuvre entreprise par les générations fondatrices. Refusant toute résignation face à la crise nationale, il a invité l&#8217;ensemble de la communauté universitaire à regarder l&#8217;avenir avec confiance. Reprenant les trois verbes qu&#8217;il a proposés comme une véritable devise pour l&#8217;Université – «&nbsp;Prier. Planifier. Travailler.&nbsp;» –, il a rappelé que la mission de l&#8217;UNDH consiste à former des femmes et des hommes dont la compétence sera toujours mise au service du bien commun. Car, a-t-il conclu, une université catholique ne forme pas seulement des intelligences, elle forme des cœurs, afin que ses diplômés deviennent, au sein de la société haïtienne, des «&nbsp;bâtisseurs d&#8217;espérance&nbsp;» et des artisans d&#8217;une civilisation de la justice, de la paix et de la fraternité. «&nbsp;Que l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti continue d&#8217;être, au cœur de notre peuple, un chantier d&#8217;espérance, où l&#8217;on n&#8217;a pas peur de se donner, de travailler ensemble et, selon la belle expression du Saint-Père, de se salir les mains pour relever Haïti&nbsp;».</p>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size">*****</p>



<p class="has-medium-font-size">Au-delà de la célébration d&#8217;un anniversaire, le jubilé de perle de l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti apparaît comme un appel à poursuivre une œuvre qui dépasse les générations. Dans un pays où les crises fragilisent les institutions et ébranlent les espérances, l&#8217;UNDH demeure l&#8217;un des signes les plus éloquents de la confiance que l&#8217;Église place dans la force transformatrice de l&#8217;éducation. Depuis trois décennies, elle façonne des intelligences, forme des consciences et prépare des femmes et des hommes appelés à servir leur pays avec compétence, intégrité et sens du bien commun.</p>



<p class="has-medium-font-size">À l&#8217;heure où s&#8217;ouvre une nouvelle étape de son histoire, l&#8217;Université Notre-Dame d&#8217;Haïti est invitée à demeurer fidèle à l&#8217;intuition prophétique de ses fondateurs tout en répondant avec audace aux défis du XXIᵉ siècle. Plus qu&#8217;un établissement d&#8217;enseignement supérieur, elle est appelée à être un foyer de pensée, un laboratoire d&#8217;innovation, une école de responsabilité et un lieu où la foi continue d&#8217;éclairer la raison au service de la dignité humaine.</p>



<p class="has-medium-font-size">Trente ans après sa fondation, l&#8217;UNDH regarde l&#8217;avenir avec confiance. Forte de son enracinement ecclésial, de son rayonnement national et de l&#8217;engagement de toute sa communauté universitaire, elle poursuit sa mission avec la conviction que l&#8217;éducation demeure l&#8217;un des chemins les plus sûrs pour reconstruire Haïti. Car, comme l&#8217;a rappelé Mgr Max Leroys Mésidor au terme de son homélie, une université catholique ne se mesure pas seulement à l&#8217;excellence de ses formations ; elle se reconnaît surtout à sa capacité de faire naître des femmes et des hommes qui deviennent, au cœur de la société, des « bâtisseurs d&#8217;espérance ».</p>



<p><strong>Service de Communication de l&#8217;Archidiocèse de Port-au-Prince (SCAP)</strong></p>
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		<title>Félicitations au Père Pierre Dalin Domerson, Docteur en communication sociale</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2026 02:21:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le mardi 12 mai 2026, à l’Université Pontificale Salésienne de Rome, le Révérend Père Pierre Dalin Domerson a brillamment soutenu sa thèse doctorale en communication sociale, intitulée :« Organisation en réseau et écosystème médiatique. Étude du réseau des radios catholiques diocésaines en Haïti ». Ce travail de recherche a été réalisé sous la direction du [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size">Le mardi 12 mai 2026, à l’Université Pontificale Salésienne de Rome, le Révérend Père Pierre Dalin Domerson a brillamment soutenu sa thèse doctorale en communication sociale, intitulée :<br><strong>« Organisation en réseau et écosystème médiatique. Étude du réseau des radios catholiques diocésaines en Haïti »</strong>.</p>



<p class="has-medium-font-size">Ce travail de recherche a été réalisé sous la direction du Révérend Père Professeur Cosimo Alvati, SDB.</p>



<p class="has-medium-font-size">À cette occasion, la communauté religieuse haïtienne de Rome a manifesté sa proximité et son soutien par sa présence et sa prière.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1600" height="1200" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/05/pic2.jpg" alt="" class="wp-image-4686" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/05/pic2.jpg 1600w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/05/pic2-768x576.jpg 768w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/05/pic2-1536x1152.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></figure></div>



<p class="has-medium-font-size">Le Père Pierre Dalin Domerson est prêtre de l&#8217;Archidiocèse de Port-au-Prince. Après avoir exercé son ministère comme vicaire à la paroisse Sainte-Claire de Frères, il a quitté Haïti en 2018 pour poursuivre des études en communication sociale à l&#8217;Université d’Ottawa. Après l’obtention de sa maîtrise, il a poursuivi son parcours académique à Rome, à l&#8217;Université Pontificale Salésienne, où il a obtenu son doctorat.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le jeune prêtre est également titulaire d’une licence en théologie pastorale ainsi que d’un master en <em>Church Management</em>.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le Père Domerson a exprimé sa profonde gratitude envers toutes les personnes qui l’ont accompagné et soutenu tout au long de ce long parcours de formation. Il a adressé un remerciement particulier à son évêque, Son Excellence Monseigneur Max Leroy Mésidor, pour sa confiance et son soutien constant.</p>



<figure class="wp-block-video aligncenter"><video controls src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/05/vid1-1.mov"></video><figcaption>UPS &#8211; 12 mai 2026</figcaption></figure>



<p class="has-medium-font-size">La coordination du site officiel de l’Archidiocèse de Port-au-Prince salue avec respect et admiration le nouveau docteur en communication sociale. Elle lui souhaite plein succès, courage et fécondité dans la poursuite de ses recherches, ainsi qu’un ministère pastoral riche de fruits au service de l’Église du Christ.</p>
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		<title>Nomination du Nonce apostolique en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 16:33:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Église Catholique en Haïti, en ce 11 février 2026, Mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes; accueille avec joie la nomination d&#8217;un nouveau Nonce apostolique en la personne de S.E. Monseigneur Jude Thaddeus Okolo, Archevêque titulaire de Novica. Monseigneur Jude Thaddeus est du Nigeria et bénéficie d&#8217;une longue expérience dans le service diplomatique du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">L&#8217;Église Catholique en Haïti, en ce 11 février 2026, Mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie de Lourdes; accueille avec joie la nomination d&#8217;un nouveau Nonce apostolique en la personne de S.E. Monseigneur Jude Thaddeus Okolo, Archevêque titulaire de Novica. </p>



<p class="has-medium-font-size">Monseigneur Jude Thaddeus est du Nigeria et bénéficie d&#8217;une longue expérience dans le service  diplomatique du Saint-Siège. Déjà nos prières l&#8217;accompagnent pour que sa nouvelle mission en Haïti soit porteuse d&#8217;espérance dans le renforcement des liens entre Haïti et le Saint-Siège. </p>



<p class="has-medium-font-size">Trouvez ci-après la note officielle de cette nomination émise par la Nonciature apostolique en Haïti. </p>


<a href="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/02/Nomination-du-Nonce-apostoliquo-on-flatti.pdf" class="pdfemb-viewer" style="" data-width="max" data-height="max"  data-toolbar="bottom" data-toolbar-fixed="off">Nomination-du-Nonce-apostoliquo-on-flatti<br/></a>
<p class="wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer"></p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2026/02/Nomination-du-Nonce-Apostolique-en-Haiti.mp3"></audio></figure>
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		<title>Risquer pour Dieu et pour l’Homme haïtien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2025 23:38:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Message de sympathie, de solidarité et d&#8217;espéranceÀ l&#8217;occasion du Jubilé des 150 ans des Sœurs de la Sagesse Ce premier dimanche de l’Avent marque la clôture du jubilé célébrant les 150 ans de mission des Filles de la Sagesse en Haïti. Mgr Wismick Jean-Charles, m.m., a présidé la messe de clôture en la paroisse Saint-Pierre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center"><strong>Message de sympathie, de solidarité et d&#8217;espérance<br>À l&#8217;occasion du Jubilé des 150 ans des Sœurs de la Sagesse</strong></p>



<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Ce premier dimanche de l’Avent marque la clôture du jubilé célébrant les 150 ans de mission des Filles de la Sagesse en Haïti. Mgr Wismick Jean-Charles, m.m., a présidé la messe de clôture en la paroisse Saint-Pierre de Pétion-Ville ce dimanche 30 novembre 2025.</p>



<div class="wp-block-image is-style-rounded"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1333" height="889" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/sr_sa_7-1.jpg" alt="" class="wp-image-4659" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/sr_sa_7-1.jpg 1333w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/sr_sa_7-1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1333px) 100vw, 1333px" /></figure></div>



<p class="has-medium-font-size">Cette célébration s’est déroulée dans un climat particulièrement difficile. En effet, depuis plusieurs semaines, la communauté des Filles de la Sagesse est éprouvée par de dures tragédies, notamment l’incendie du grand Collège du Sacré-Cœur, patrimoine emblématique de Port-au-Prince, détruit par des groupes armés. Cette institution, qui a formé des générations d’intellectuels haïtiens, ainsi que la résidence des Sœurs, a été entièrement réduite en cendres.</p>



<div class="wp-block-image is-style-rounded"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1333" height="889" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/sr_sa_5.jpg" alt="" class="wp-image-4660" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/sr_sa_5.jpg 1333w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/sr_sa_5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1333px) 100vw, 1333px" /></figure></div>



<p class="has-medium-font-size">Pour l’occasion, Mgr Wismick, dans son homélie, a rappelé les axes fondamentaux de la spiritualité montfortaine, invitant les Sœurs à poursuivre leur mission avec courage, foi et espérance, malgré les épreuves. Nous rappelons que les Filles de la Sagesse appartiennent à la grande famille spirituelle montfortaine, qui inclut également les Missionnaires Montfortains et les Frères de Saint-Gabriel.</p>



<p class="has-medium-font-size">Mgr Max Leroy Mésidor, Archevêque métropolitain de Port-au-Prince, a exprimé sa profonde compassion envers les Sœurs de la Sagesse après ce drame causé par l’insécurité qui ravage la capitale. Vous trouverez ci-après le contenu intégral de son message.</p>


<a href="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/12/Message-de-sympathie-de-solidarité-et-despérance-001-1.pdf" class="pdfemb-viewer" style="" data-width="max" data-height="max"  data-toolbar="bottom" data-toolbar-fixed="off">Message-de-sympathie-de-solidarité-et-despérance-001-1<br/></a>
<p class="wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer"></p>
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		<title>L’Avent ou l’aujourd’hui de notre salut</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Nov 2025 20:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Avent demeure ce temps favorable qui donne à l’homme la possibilité d’expérimenter une rencontre authentique avec Dieu. C</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Avec le premier dimanche de l’Avent nous entrons dans la nouvelle année liturgique « A ». Au seuil de cette nouvelle année liturgique, les chrétiens sont invités à se préparer à la venue du Sauveur.&nbsp; Il s’avère utile de toujours rappeler, à chaque nouvelle année, la signification spirituelle de l’Avent. Cependant, au-delà de toute explication, l’Avent reste et demeure « un temps à vivre&nbsp;». Vivre le temps de l’Avent, c’est la manière la plus sûre de nous aider à en pénétrer la profondeur et à le découvrir comme un chemin qui se renouvelle chaque année.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">Voilà pourquoi, l’Église nous offre plusieurs signes et symboles susceptibles d’engager nos sens et notre être tout entier. Par exemple, la couleur liturgique qui était verte pendant tout le temps ordinaire change au violet avec, exceptionnellement, le rose au 3e dimanche de l’Avent communément appelé « Dimanche Gaudete » pour nous rappeler la joyeuse pénitence qui caractérise ce temps. Il y a la couronne de l’Avent où chaque dimanche est représenté par une bougie qui sert à rythmer notre entrée progressive dans la lumière de Noël. Les textes bibliques et liturgiques, par leur caractère prophétique et eschatologique, nous maintiennent dans l’attente de la réalisation de la promesse de Dieu dans l’histoire des hommes. Enfin, il y a la crèche qui nous rappelle comment Dieu s’est fait enfant en épousant nos pauvretés et nos fragilités afin de mieux nous configurer à Lui. Les activités paroissiales nous garderont éveillés tout au long de ce temps. &nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">&nbsp; Ainsi, l’Avent demeure ce temps favorable qui donne à l’homme la possibilité d’expérimenter une rencontre authentique avec Dieu. C’est le temps du long désir où le Seigneur invite toute l’Église à veiller et à rester en tenue de service en se revêtant des armes de la lumière (Cf. Rm 13, 12). L’Avent nous rappelle que l’Incarnation constitue la source originaire d’où procède notre être tout entier, l’aujourd’hui du salut de chacun de nous et le gage de notre avenir. Bon temps de l’Avent !</p>



<p class="has-medium-font-size">Robenson SATURNÉ </p>
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		<title>Félicitations de l&#8217;Archidiocèse de Port-au-Prince à la Sélection nationale de football</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 13:10:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à la victoire de la sélection haïtienne de football et à sa qualification pour la Coupe du monde 2026, l’Archevêque de Port-au-Prince, Monseigneur Max Leroys Mésidor, a adressé une lettre officielle dans laquelle il félicite les Grenadiers et encourage les Haïtiens à vivre ce moment de joie avec fierté et espérance. Rappelons que cet [&#8230;]</p>
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<p class="has-medium-font-size">Suite à la victoire de la sélection haïtienne de football et à sa qualification pour la Coupe du monde 2026, l’Archevêque de Port-au-Prince, Monseigneur Max Leroys Mésidor, a adressé une lettre officielle dans laquelle il félicite les Grenadiers et encourage les Haïtiens à vivre ce moment de joie avec fierté et espérance.</p>



<p class="has-medium-font-size">Rappelons que cet instant était attendu depuis 1974, année de la première participation d’Haïti à une Coupe du monde. Cinquante-deux ans plus tard, la sélection nationale offre au peuple haïtien la possibilité de revivre une émotion d’une intensité exceptionnelle.</p>



<p class="has-medium-font-size">Le match de qualification s’est tenu au Stadion Ergilio Hato, à Willemstad, Curaçao, où Haïti a triomphé face au Nicaragua par un score de deux buts à zéro, le 18 novembre dernier — une date hautement symbolique, puisqu’elle coïncide avec l’anniversaire de la Bataille de Vertières (18 novembre 1803), victoire décisive qui conduisit les esclaves à la liberté et fit d’Haïti la première République noire du monde.</p>



<p class="has-medium-font-size">Notre joie est, à juste titre, à son comble.<br>Vous trouverez ci-après, en PDF, la note de l’Archevêque.</p>


<a href="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/11/Haiti-au-palier-dHonneur-001.pdf" class="pdfemb-viewer" style="" data-width="max" data-height="max"  data-toolbar="bottom" data-toolbar-fixed="off">Haiti-au-palier-dHonneur-001<br/></a>
<p class="wp-block-pdfemb-pdf-embedder-viewer"></p>
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		<title>Mgr Max Leroys Mésidor en visite pastorale dans la zone Sud de l’Archidiocèse de Port-au-Prince</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 20:39:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, Mgr Max Leroys Mésidor, archevêque métropolitain de Port-au-Prince, accompagné de quelques membres de la Curie diocésaine, effectue une visite pastorale dans la zone Sud de l’Archidiocèse.Cette démarche de proximité témoigne de la sollicitude pastorale de l’archevêque, d’autant plus significative dans un contexte marqué par les difficultés sécuritaires qui affectent gravement la capitale haïtienne. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Cette semaine, Mgr Max Leroys Mésidor, archevêque métropolitain de Port-au-Prince, accompagné de quelques membres de la Curie diocésaine, effectue une visite pastorale dans la zone Sud de l’Archidiocèse.<br>Cette démarche de proximité témoigne de la sollicitude pastorale de l’archevêque, d’autant plus significative dans un contexte marqué par les difficultés sécuritaires qui affectent gravement la capitale haïtienne. En effet, de vastes portions du territoire de Port-au-Prince demeurent sous le contrôle de groupes armés qui sèment la terreur et entravent la libre circulation des citoyens, rendant les activités pastorales particulièrement ardues.</p>



<p class="has-medium-font-size">Depuis quelques années, une dynamique pastorale renouvelée s’est développée dans cette partie du diocèse. Les prêtres de la zone Sud s’organisent avec créativité et persévérance pour poursuivre la mission évangélisatrice. Célébrations liturgiques, retraites spirituelles, rencontres pastorales, formations pour les professeurs de catéchèse et les agents pastoraux, autant d’initiatives qui traduisent la vitalité et la fidélité de l’Église aux côtés du peuple de Dieu, même dans l’épreuve.</p>



<p class="has-medium-font-size">Dans cette même perspective, une Messe chrismale est désormais célébrée chaque année dans la zone Sud, permettant ainsi aux fidèles de cette région de participer pleinement à la grande dynamique liturgique de la Semaine Sainte, malgré les contraintes liées à l’insécurité dans la capitale.</p>



<p class="has-medium-font-size">Au cours de cette visite, Mgr Mésidor a présidé la fête patronale de Saint Gérard Majella, célébrée avec ferveur par la communauté paroissiale. Dans son homélie, il a invité les fidèles à un engagement chrétien authentique, à la lumière du témoignage de saint Gérard, dont on s’apprête à commémorer le 300ᵉ anniversaire de la mort. L’archevêque a également lancé un appel à la solidarité, à la paix et au progrès, exhortant les chrétiens à demeurer artisans d’espérance au cœur des difficultés.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette visite a été accueillie avec joie et enthousiasme par les jeunes et les moins jeunes. D’autres communautés de la commune de Petit-Goâve auront, elles aussi, la joie de saluer et de prier avec leur pasteur au cours de cette tournée pastorale, signe vivant d’une Église proche de son peuple.</p>
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		<title>Haïti : le cri de détresse de l&#8217;Église catholique  pour une renaissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 17:43:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une homélie d’une rare fermeté, les évêques ont décrit une nation « malade » et « souffrante ». Ils ont rappelé que l’insécurité, l’effondrement économique, l’exode des jeunes et la désagrégation sociale minent le pays : « ensekirite gaye toupatou ,  ekonomi peyi a tonbe an degraba, jèn yo ap kouri kite peyi a , sosyete a dechire ».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">La Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) a clos, le 27 septembre 2025 à Fort-Liberté, sa 144ᵉ assemblée plénière par un constat sévère de la situation nationale. Dans un message empreint de gravité, les évêques ont dénoncé l’effondrement général du pays et ont interpellé tous les acteurs: les dirigeants, les gangs armés, la société civile et la communauté internationale sur leurs responsabilités respectives.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Une nation en crise profonde</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Dans une homélie d’une rare fermeté, les évêques ont décrit une nation « malade » et « souffrante ». Ils ont rappelé que l’insécurité, l’effondrement économique, l’exode des jeunes et la désagrégation sociale minent le pays :&nbsp;<em>« ensekirite gaye toupatou , &nbsp;ekonomi peyi a tonbe an degraba, jèn yo ap kouri kite peyi a , sosyete a dechire »</em>.</p>



<p class="has-medium-font-size">L’Église elle-même n’est pas épargnée : des prêtres ont dû abandonner leurs paroisses et les fidèles sont dispersés. Pour les évêques, cette situation est le signe manifeste de la déliquescence de l’État nation.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Des interpellations directes et inédites</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Le message dépasse le simple constat. Les évêques s’adressent avec clarté et sans détour à plusieurs catégories d’acteurs :● <strong>Aux autorités de l’État</strong>, ils demandent de cesser d’être « pilleurs ou démolisseurs de l’État », et les exhortent à respecter le bien commun, à être semeurs d&#8217;espérance : <em>« Lè yo respekte lajan ak byen Leta a ; lè yo montre vrèman yo se sèvitè Leta »</em>.● <strong>Aux gangs armés</strong>, ils lancent un appel à la conscience : <em>« Fòk gwoup ki gen gwo zam nan men yo pran konsyans tout mal y ap fè peyi a »</em>.● <strong>À la communauté internationale</strong>, ils réclament des actions concrètes et sincères : <em>« jès ki montre yo vle ede nou tout bon vre »</em>, et non pas de simples déclarations d’intention.</p>



<p class="has-medium-font-size">Cette interpellation prophétique prend sa force dans le contexte de la question du Christ à ses disciples :&nbsp;<em>« Pour vous, qui suis-je ? »</em>. Les évêques adressent cette interrogation respectivement aux dirigeants, aux groupes armés, à l’Église elle-même et à chaque citoyen.&nbsp;Aux responsables politiques, ils demandent en reprenant la question du Christ :&nbsp;<em>« Èske nou deside pou sèvi m nan jan n ap sèvi pèp la ? »</em>. Aux gangs :&nbsp;<em>« Èske nou vle manifeste kè sansib pou pèp mwen an ? »</em>. Cette rhétorique place chacun face à ses responsabilités ultimes.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>Un appel à l’espérance active</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Malgré la gravité du constat, les évêques refusent de céder au désespoir. Ils fondent leur appel sur l’espérance chrétienne, qu’ils définissent comme une « présence incarnée ». Ils en appellent à un dialogue entre les haitiens, à une trêve dans la violence, à l’investissement dans l’éducation, au soutien aux personnes déplacées et victimes de violences. Leur cri résonne comme un désir de renouveau : <em>« Ayiti pa ka mouri, Ayiti pa dwe mouri ! »</em></p>



<p class="has-medium-font-size">Ils concluent leur message avec une note de confiance :&nbsp;<em>« Avec Jésus-Christ, tout est encore possible »</em>. Ils invitent ainsi les citoyens à redevenir acteurs de leur avenir, en posant des gestes concrets d’espérance, et les chrétiens en particulier à incarner cette espérance au quotidien.</p>



<p class="has-medium-font-size"><strong>La voix prophétique de l’Église</strong></p>



<p class="has-medium-font-size">Dans un contexte où les institutions étatiques se sont effondrées, la voix de l’Église catholique acquiert une résonance particulière. Ce discours ne se limite pas à une exhortation spirituelle : il constitue à la fois un acte de foi et un geste de courage prophétique. Les évêques cherchent à secouer les consciences afin d’éviter le naufrage définitif de la nation haïtienne.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" width="1280" height="960" src="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/09/cathedrale_fort_liberte-1.jpeg" alt="" class="wp-image-4629" srcset="https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/09/cathedrale_fort_liberte-1.jpeg 1280w, https://archipaup.org/wp-content/uploads/2025/09/cathedrale_fort_liberte-1-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure></div>



<p><strong>Père Birbek PLAISIL</strong></p>
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		<title>LE PATRIMOINE PAROISSIAL EN DANGER</title>
		<link>https://archipaup.org/le-patrimoine-paroissial-en-danger/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 10:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je voudrais ici présenter un simple état des lieux, un instantané sous forme de topographie figurative de la réalité actuelle et complexe de nombre de paroisses dans l’Archidiocèse de Port-au-Prince, dans le Diocèse de Hinche et dans le Diocèse des Gonaïves, qui sont sévèrement touchées par les sévices des hors la loi que sont les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap has-medium-font-size">Je voudrais ici présenter un simple état des lieux, un instantané sous forme de topographie figurative de la réalité actuelle et complexe de nombre de paroisses dans l’Archidiocèse de Port-au-Prince, dans le Diocèse de Hinche et dans le Diocèse des Gonaïves, qui sont sévèrement touchées par les sévices des hors la loi que sont les gangs armés qui fonctionnent en toute impunité sur le territoire national.</p>



<p class="has-medium-font-size">On se le rappelle : de 2020 à 2023, l’Eglise de notre Archidiocèse a vécu des moments très pénibles ; de manière récurrente, on enlevait les prêtres, les religieux et les religieuses presque chaque jour contre rançon. Les gangsters entraient jusque dans les maisons des religieuses pour perpétrer leurs méfaits. Comme aujourd’hui, l’État fut impuissant ; la PNH le fut davantage car elle engageait les victimes à négocier, à implorer le secours de leurs ravisseurs et oppresseurs. Beaucoup de fidèles laïcs de nos communautés de foi vivaient ce calvaire aussi au quotidien. C’était eux en premier qu’on kidnappait, tuait, violait, maltraitait. Ces vagues d’enlèvement et de séquestration commençaient à s’intensifier sous le président Jovenel Moïse et allaient continuer en s’amplifiant après son assassinat en juillet 2021.&nbsp;</p>



<p class="has-medium-font-size">Le mouvement des gangsters à Port-au-Prince avait toujours quelque chose à voir avec le pouvoir car ils travaillaient soit pour lui, soit avec sa complicité, soit couvert par son inaction. Ces calamités vidaient peu à peu la région métropolitaine de la capitale de ses habitants. Les bandits font courir dans toutes les directions, les autorités publiques, les ambassades, les populations des quartiers populaires, les résidents traditionnels de certains milieux dit huppés ou de l’élite. Nous avons vécu tout cela comme peuple presque dans la plus complète indifférence des uns et des autres. L’insécurité telle qu’elle se pratique chez nous est un produit importé ; et en Haïti on aime tout ce qui vient de l’étranger, surtout les bêtises. Nous sommes faits ainsi, sauf exception.</p>



<p class="has-medium-font-size">La donne de zones ou quartiers perdus s’inscrit dans ce contexte. La rage des enlèvements a créé une véritable psychose de traumatisme dans les esprits ; tout le monde est la cible de kidnapping. Était-ce pour cela que la cathédrale transitoire de Port-au-Prince a fini par ne plus recevoir de célébrations de son évêque ? Et la cathèdre alors ? Trois ans après, ces questions restent sans réponse. Entretemps on l’a incendiée cette cathédrale, avec une imperturbable froideur ; les auteurs s’en vantent comme d’une gloriole. Mais n’anticipons pas.</p>



<p class="has-medium-font-size">Zones ou quartiers perdus devait produire aussi paroisses perdues ; disons paroisses désaffectées, abandonnées des fidèles et de son clergé parce que devenues dysfonctionnelles. La vie est chassée de ces quartiers. Les chants harmonieux de nos églises et nos cris de louange sont remplacés par l’écho toxique, déroutant, délétère des rafales d’armes de tout calibre. Règnent un peu partout la peur, la terreur et la mort. Comme si on pouvait construire l’avenir avec la méchanceté et la mort. Sainte Bernadette de Martisssant a été la première paroisse de l’Archidiocèse à vivre cet enfer au quotidien, ensuite celle de la cathédrale ; maintenant cela continue sans arrêt.</p>



<p class="has-medium-font-size">Avec grande tristesse je vous communique ces informations sous forme de bilan du désastre pastoral, matériel et logistique auquel notre Archidiocèse et les deux autres Diocèses susmentionnés sont confrontés. Ce ne sont pas des chiffres mais des tragédies humaines. Dans notre Archidiocèse, une soixantaine de paroisses sont ou totalement abandonnées par clergé et fidèles ou partiellement fréquentées par ceux-ci dans des circonstances et pour des raisons exceptionnelles. Évaluation non exhaustive, provisoire même, car les gangsters toujours actifs et en force, règnent et font encore loi.</p>



<p class="has-medium-font-size">1- Zone pastorale Sud Est de l’Archidiocèse, sont abandonnées les paroisses suivantes : Ste Geneviève à Duval, St Laurent à Bongard, La Mercie à Godet, saint Nicolas de Kenscoff, Conversion de St Paul à Furcy, y compris leurs chapelles, dont Marie Madeleine, Divine miséricorde (dépendant de St Vincent de Paul de Thomassin).</p>



<p class="has-medium-font-size">2- Zone pastorale Est de la Capitale. Sont totalement désaffectées, Notre-Dame de Fatima (Pernier), les paroisses de St Pierre, Ganthier, du Christ-Roi à Meyer, St Louis Roi de France de La Tremblay. Volontairement je ne liste pas les paroisses de la Plaine du Cul-de-Sac qui sont fort surveillées par les gangs armés ; c’est avec leur permission que les prêtres de ces communautés de foi font des activités pastorales ou se déplacent.</p>



<p class="has-medium-font-size">3- Dans la ville de Port-au-Prince, le centre : nous avons perdu la paroisse de St Gérard de Carrefour-Feuilles, l’hôpital St François de Sales, l’église de Caridad, l’église du Sacré-Cœur de Turgeau, la Chapelle Sixtine de grande renommée, L’église Ste-Anne de Morne à Tuf et L’Eglise St Alexandre, Rue Nicolas. La paroisse St Michel à Corridor Bastia, St Antoine de Marie Claret a Solino, les maisons de formation des Pères Spiritains dans la zone de Caravelle et à Solino, le couvent ainsi que l’asile des missionnaires de charité de Mère Teresa.</p>



<p class="has-medium-font-size">Les congrégations des sœurs salésiennes, de Sainte-Anne, de la sagesse, de Saint François d’Assise ont dû laisser les Avenues N et du Chili, ainsi que la zone du Sacré-Cœur après avoir tenu longtemps. Les Pères de St Jacques de Lafleur du Chêne, ont beaucoup résisté avant d’être entrainés par ce désastre qu’on nomme insécurité. D’autres paroisses et maisons religieuses des environs tiennent encore, sans savoir jusques à quand.</p>



<p class="has-medium-font-size">4-Au Sud de la Capitale, c’est indescriptible ce qui se passe dans les paroisses de St Jean le Baptiste à Gressier, saint Antoine de Merger, Immaculée de Mariani. Dans la commune de Carrefour c’est la PNH et la population qui sont hors la loi ; les gangs armés contrôlent la vie de la population dans ses moindres détails. Pour exister à Carrefour, il faut payer pour rester chez soi ou pour sortir, pour circuler à pied ou en véhicule motorisé, pour vendre au marché ou avoir un business chez soi ; chaque rue de Carrefour est contrôlée par des bandits armés. Nous la première nation libre de l’Amérique latine, nous voilà réduits pis que les esclaves. Et nous continuons à tolérer cela ! Toutes les paroisses urbaines du littoral de Gressier jusqu’à Cabaret, sont sous coupe réglée ; elles fonctionnent sous le contrôle et le diktat des gangs armés qui empêchent, avec force menaces aux fidèles et clergé de partir afin de pouvoir les rançonner de différentes manières, y compris avec les désormais célèbres postes de péage. Voilà globalement la situation de notre Archidiocèse. Voyons maintenant pour les deux autres diocèses. Ste Geneviève des Orangers </p>



<p class="has-medium-font-size">Pour le Diocèse de Hinche qui fait aussi face à la douloureuse situation de livraison du département gangsters, nous présentons seulement la liste des paroisses désaffectées depuis qu’on a livré Mirebalais aux gangsters qui ont lâchement assassiné deux religieuses PSST. Ces paroisses sont au moins dix :</p>



<p class="has-medium-font-size">1. Saint Louis roi de France, Mirebalais</p>



<p class="has-medium-font-size">2. Notre-Dame du Mont Carmel, Saut-D&#8217;eau</p>



<p class="has-medium-font-size">3. Sainte Catherine, Carrefour Péligre</p>



<p class="has-medium-font-size">3. Saint Michel Archange, Fond-Michel</p>



<p class="has-medium-font-size">4. Notre-Dame du Perpétuel Secours, Dubuisson</p>



<p class="has-medium-font-size">5. Sainte Cécile, Destin ville</p>



<p class="has-medium-font-size">6. Notre-Dame de la Délivrance, Noyo</p>



<p class="has-medium-font-size">7. Saint Benoît, Laboule</p>



<p class="has-medium-font-size">8. Saints Anne et Joachim, Trianon</p>



<p class="has-medium-font-size">9. Saint Joseph, Marché Canard</p>



<p class="has-medium-font-size">10. Saint Jacques, Sarazin.</p>



<p class="has-medium-font-size">Pour le Diocèse des Gonaïves, nous avons répertorié 6 paroisses au moins ; mais la situation est encore plus tragique que les chiffres. Paroisse de St Jérôme, de petite Rivière Artibonite, St André de Grand Hatte, Notre Dame du Rosaire de Jean Denis, Notre Dame du Mont Carmel de Liancourt, St François Xavier de Desarmes St Guillaume de la chapelle. Il y a aussi le cas de Marchant-Dessalines qui est actuellement très volatile, sans oublier Montrouis et les assauts contre Saint Marc.</p>



<p class="has-medium-font-size">En terminant je sais que beaucoup ruminent cette question : qu’est devenu l’État dans ces zones perdues ? Le Courrier NDPS profite de l’occasion pour saluer l’engagement pastoral des membres du clergé de ces trois diocèses en communion avec leur pasteur respectif. Je remercie sincèrement les confrères qui m’ont aidé à recueillir les informations pour les Diocèses de Hinche et des Gonaïves. Ce texte ne prétend nullement à l’exhaustivité, il n’est qu’un premier pas vers une étude de la situation tragique que l’Église pèlerine vit au quotidien en Haïti à cause de l’insécurité, sans jamais perdre l’espérance. Je devrais accorder plus d’attention à la situation des Instituts de vie consacrée. Peut-être que je le ferai dans un autre article. Je termine avec cette note de Paul : « Nous sommes aux prises, mais non pas écrasés ; ne sachant qu&#8217;espérer, mais non désespérés ; harcelés, mais non abandonnés; terrassés, mais non vaincus. Nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps » (2 Cor 4, 8-10).</p>



<p class="has-normal-font-size"><strong>P. Brillère AUPONT</strong></p>
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